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ZFE-m : les gestionnaires de flotte s’organisent

Gestion de flotte   >   Fiscalité et réglementation

Un certain nombre de villes ont déjà mis en place une ZFE-m (zone à faibles émissions mobilité) afin de lutter contre la pollution atmosphérique liée au trafic routier. Le principe : interdire la circulation des véhicules les plus polluants sur le territoire d’une collectivité. De nouvelles ZFE-m sont attendues dans les années qui viennent. Les gestionnaires de flotte doivent donc prendre en compte ces nouveaux dispositifs. Quelles sont les actions les plus efficaces pour s’adapter aux ZFE-m ? Réponse en quatre temps. 

 

Par Nicolas - Publié le 12/04/2021

Lecture : 4 min


Déplacements de véhicules professionnels en ville

 

1. S’approprier le changement de contexte

Aujourd’hui, quatre collectivités ont mis en place des zones à faibles émissions. Il s’agit de la ville de Paris et des métropoles du Grand-Paris, de Lyon et Grenoble.

En 2021, ces pionnières devraient être suivies par sept autres métropoles : Aix-Marseille-Provence, Nice-Côte d’Azur, Toulon-Provence-Méditerranée, Toulouse, Montpellier-Méditerranée, Strasbourg et Rouen-Normandie. Chaque métropole est libre de fixer ses propres règles et de suivre son propre rythme de déploiement.

Les sanctions, elles, sont homogènes : un conducteur circulant dans une ZFE-m au volant d’un véhicule trop polluant s’expose à une amende de 68 € (voiture ou deux-roues) ou de 135 € (poids lourd, bus ou autocar).

Comment les gestionnaires de flotte peuvent-ils s’organiser pour éviter cela ? 

2. Investir dans des flottes plus vertes

L’objectif de la Loi d’orientation des mobilités, qui a permis la création des ZFE-m est clair : donner plus de pouvoir aux collectivités pour combattre la pollution atmosphérique. En sanctionnant les véhicules trop polluants, ce dispositif invite les entreprises à renouveler leur parc automobile en privilégiant les véhicules les plus propres. Ces derniers sont distingués par les vignettes Crit’Air zéro émissions et Crit’Air 1 qui correspondent aux véhicules 100 % électriques ou à hydrogène, et aux véhicules hybrides rechargeables ou qui fonctionnent au GNV ou à l’essence avec une immatriculation datant au moins du 1er janvier 2011 (normes EURO 5 et EURO 6).

Les gestionnaires de flotte sont donc invités à réfléchir dès aujourd’hui au verdissement de leur flotte, en particulier si tout ou partie des activités de leur entreprise se trouve dans une ZFE-m ou une ZFE-m en projet.

Les avantages de la transition électrique

Bien que l’achat d’un véhicule électrique neuf soit un investissement conséquent, le gestionnaire de flotte peut rapidement y trouver son compte : les véhicules électriques permettent notamment de réduire les dépenses de carburant et d’entretien. Sur 100 kilomètres, une recharge d’un véhicule électrique coûte trois fois moins cher que le plein d’une voiture thermique.

De plus, le réseau de bornes électriques est en train de se densifier, notamment dans les ZFE-m. En novembre 2020, TOTAL a remporté l’appel d’offres de la Mairie de Paris pour assurer la fourniture, l’installation et l’exploitation technique et commerciale du réseau de bornes publiques de la ville. À terme, le Groupe devrait opérer 2 329 points de recharge dans la capitale.

Le GNV a également des argument

Les gestionnaires de flotte peuvent également miser sur des véhicules fonctionnant au GNV. Il faut savoir que les pouvoirs publics encouragent le déploiement de ce carburant dont ils reconnaissent le potentiel pour la transition énergétique dans le transport routier. Les objectifs affichés sont ambitieux :   

  • 20 % de bioGNV dans les consommations de GNV d’ici 2023 ;  
  • Au minimum 3 % de poids lourds roulant au GNV en 2023 ;  
  • Une consommation totale de 2 TWh en 2023.  

De son côté, MOBILITY travaille à étendre son réseau de stations-services GNV partout en Europe. En 2025, 500 stations seront équipées dont 110 en France.

3. Tirer parti de la flexibilité de la location

Aujourd’hui plus que jamais, les gestionnaires de flotte ont besoin d’une certaine flexibilité pour être capables de s’adapter rapidement et efficacement aux évolutions de la réglementation. C’est pourquoi, la location moyenne ou longue durée, en complément de la flotte déjà existante, peut constituer une option avantageuse pour les gestionnaires.

Les gestionnaires peuvent conclure des contrats de location à durée variable (entre 1 mois et 2 ans, par exemple) et renouvelables au besoin pour garder un maximum de réactivité. En règle générale, les loueurs mettent à leur disposition des véhicules récents qui répondent mieux aux conditions des vignettes Crit’Air. Enfin, ce système permet de choisir avec précision les véhicules qui répondent parfaitement aux besoins et contraintes des gestionnaires de flotte.  

4. Repenser les usages de mobilité

La transition énergétique est en marche. Les ZFE-m n’en sont qu’une des nombreuses expressions. Les gestionnaires de flotte ont tout à gagner à engager une profonde réflexion sur les usages en mobilité au sein des entreprises. Les mobilités douces mais aussi d’autres modalités comme l’autopartage ou le free-floating (mobilité partagée où le véhicule est laissé à disposition du public sans station ni borne) peuvent participer de ce changement et permettre de réduire les émissions de CO2 sans perdre en efficacité.

De nouveaux parcours de mobilité peuvent également voir le jour pour s’adapter aux ZFE-m en combinant plusieurs moyens de transport. MOBILITY a ainsi signé un partenariat avec Ector, voiturier dans 28 gares et aéroports, qui prend en charge les véhicules des détenteurs de la carte MOBILITY et les stationne dans des parkings sécurisés. Cela permet aux voyageurs de ne pas perdre de temps pendant un déplacement professionnel.